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Oie de Touraine


Animal historique de la région de Tours, l’oie était un met traditionnel dégusté pendant la fête de St Michel, les vendanges ou le réveillon de Noël. Elle était également renommée pour son duvet et ses plumes, prisées pour leur finesse et utilisées par les fabricants de lingerie.

Au fil du temps, cette race a commencé à disparaître, entraînant ainsi la fin des traditions liées à sa consommation. Depuis la fin des années 1990, un groupe d’amateurs, encouragé par certains restaurateurs souhaitant la proposer dans leur menu, a essayé de relancer l’élevage de cette oie, en respectant scrupuleusement des normes strictes concernant la croissance et le bien-être des animaux. L’oie de Touraine, adaptée à la vie de la ferme, est de taille moyenne et résiste bien aux maladies.

C’est une volaille élégante et docile qui fait une excellente gardienne. Le nombre d’oies en élevage est très limité aujourd’hui et la race est toujours en voie d’extinction. On calcule généralement une surface de 70 à 200 m2 de pâturage par tête pour cette oie qui préfère vivre à l’air libre. L’oie de Touraine se nourrit principalement d’herbes et de céréales. Parallèlement à son utilisation dans des recettes locales traditionnelles, elle sert également à la confection de rillettes, conserves, viandes fumées et du fameux civet.

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Préserver la biodiversité avec Slow Food


L'oie de Touraine est l'un des 4 000 produits recensés par Slow Food dans son Arche du Goût, dans le but de préserver la biodiversité.

L’Arche du Goût parcourt le monde en recueillant des petites productions de qualité appartenant aux cultures, aux histoires et aux traditions de toute la planète : un extraordinaire héritage de fruits, légumes, races animales, fromages, pains, sucreries et charcuteries…
L’Arche a pour but de souligner l’existence de ces produits, d’attirer l’attention sur le risque de leur extinction en quelques générations, d’inviter tout un chacun à agir pour les protéger.

L’Arche du Goût attend des candidatures ! Pas besoin d’être agriculteur, pêcheur ou encore adhérent Slow Food pour proposer un produit à notre catalogue vivant des aliments les plus délicieux et caractéristiques risquant l’extinction ; s’y intéresser, c’est tout ce qui compte.
Illustrations : Roch Bourgoin